the Wooden Wolf - Indigo prayers, Op.8
Prières de l'écouter
Voici une perle folk, un diamant brut : très authentique, pur et prenant.
Alex Keiling, Alsacien de 40 ans, originaire de St-Pierre & Miquelon, de mère canadienne, a choisi ce pseudo signifiant loup en bois (et non loup des bois).
Jetons-nous donc dans la gueule de ce faux loup, puisqu’il sort aujourd’hui de sa tanière avec ce 8e opus (c’est écrit dessus). Déjà ? C’est une honte que je n’en aie jamais entendu parler avant. Certes, on ne peut pas dire qu’il soit connu comme le loup blanc. À l’écart de tout cirque médiatique, il peaufine ses mélodies, ses textes et ses arrangements depuis 14 ans que ce projet existe, et fait tout tout seul (guitares acoustiques, électriques ou slide, percussions, violon…) – y compris le graphisme.
À l’écoute on comprend qu’il faut probablement être un peu ermite pour faire une musique pareille.
Influence folk majeure, le Canadien Leonard Cohen fait naturellement partie des ses inspirations, mais également Nirvana, version unplugged (assez frappant sur le refrain d’"Ephedrine"). Et Pink Floyd bien sûr. Il nomme encore dans ses références anciennes les Américains Bonnie « Prince » Billy et Jason Molina, et pour les récentes les Australiens de Springtime et de Tropical Fuck Storm. Je vous préviens, c’est pas sur sa musique qu’on va gigoter, on est plus dans la mélancolie, dans l’introspection, dans le début de la nuit… entre chien et loup.
Avançons encore.
"Flutter" ressemble un peu à "Space oddity" de Bowie mais exprime le sentiment d’être délivré d’un amour.
Son penchant pour l’alpinisme est évoqué ("Climbing").
Quant au texte de "Lick up my heart", euh… Suis-je le seul à avoir l’esprit mal tourné ?
Les plus musiciens d’entre vous remarqueront l’apport des triolets dans "Black fire", ce petit feu noir qu’on a tous à l’intérieur, qui ne se voit pas mais qui nous consume tous petit à petit.
Soutenant la progression, presque tout du long les cordes frottées sont utilisées comme accompagnement non pour leurs capacités mélodiques, mais plutôt pour leur son, le plus souvent en bourdon, donnant encore plus de corps à des assemblages déjà palpables.
On sort de là touché par cette voix écorchée, persuadé d’avoir approché quelque chose de rare. C’est précieux, un artiste comme lui. Faut se le garder de côté, bien au chaud, sous la main, pour pouvoir le ressortir et se le mettre entre les oreilles à chaque fois que la saturation des "grosses machines" se fait sentir.
Comme on se conserve, rien qu’à soi, une perle, un diamant brut.
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Sur ses albums précédents on pouvait trouver vers la fin un morceau de plus de 10 minutes un peu rébarbatif. Pas de ça ici. Aucun morceau extra-long. Juste ce qu’il faut de longueur pour nous plonger dans les ambiances sans nous lasser : cinq-six minutes pour "Tanpura nights" et sa touche psychédélique (le tanpura étant un instrument indien, propre à la méditation, qu’on entend dans ce morceau), pour "Song for Joa", tout en voix de tête, dédié à sa compagne, et pour "Ephedrine".
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Lick up my heart
Black fire
Song for Joa -
Climbing
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La phrase
« If you could lick up my heart would you swallow, would you not? » ("Lick up my heart")
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…Et maintenant, écoutez !
- thewoodenwolf.bandcamp.com/album/indigo-prayers-op-8 (3 Visites)
- soundcloud.com/thewoodenwolf-music/sets/indigo-prayers-op-8-1 (1 Visites)
- www.deezer.com/fr/album/967996531 (2 Visites)
- open.spotify.com/intl-fr/album/7CMRlfebeIDCQHZlB9WThF
- www.youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_le6q1zN4ttS9yKmHDovEGq0u3n5kJ9ogo
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Créé le3 juin 2026


