Oscar les vacances - 14 amis dans la tête
14 ans dans la tête ?
C’est pas spécialement un chanteur, pourtant il chante bien, un peu crooner à la française.
C’est pas spécialement un musicien, pourtant en concert dans les moments où il empoigne une guitare ou s’installe au clavier il se passe un truc.
C’est pas spécialement un conteur, pourtant il en raconte des choses, de son enfance à sa vision très personnelle du monde, avec du brio, des images et du vocabulaire, et un flot de rappeur à l’occasion, bien dans l’air du temps.
C’est pas spécialement un humoriste, pourtant il est drôle et sait nous faire sourire assez souvent.
C’est pas spécialement un comédien, pourtant il a une telle aisance sur scène, y compris dans ses interactions avec le public, que je parie qu’il a suivi des cours de théâtre.
C’est pas spécialement un danseur, pourtant il bouge son corps avec facilité, lançant des petites chorégraphies sympathiques, lorsqu’il est sans instrument dans les mains.
Oscar les vacances, c’est un peu tout ça. Un touche-à-tout. Un artiste complet. Avec son univers perché, sa sensibilité et sa personnalité décalée. Il n’est pas tout seul dans sa tête, comme on dit. Il l’avoue volontiers lui-même ("14 amis dans ma tête" – comme les 14 pistes du disque, tiens tiens).
C’est un créatif. Il dessine aussi. Il vient de là d’ailleurs, le milieu du dessin animé. Et tourne des petits films.
Il a le souci de faire de ses concerts un vrai spectacle, avec ses personnages masqués et créatures géantes en papier mâché… qui servent le propos.
Au début je croyais qu’il était de Caen, parce qu’on dit toujours : à Caen les vacances ? (Raymond Devos, si tu nous regardes…) Et à cause du n°14.
Pas du tout, il vient d’Ardèche.
Et son nom de scène vient d’un festival au Sénégal, doublé du fait de se sentir en vacances quand il fait de la musique.
Au vu de ce nom, de sa pop très souvent enjouée, de bonne humeur, festive même, on pourrait croire que son objectif est juste de faire danser dans les campings l’été. Et là il y a un os, car les vacances ne sont pas le thème principal de ses chansons (excepté "Au secours les vacances"). Celui qui se réclame de Philippe Katerine et de Dalida assume la légèreté sur la forme, à condition que ses textes aient du fond. Toujours.
Au fil des notes, on trouvera l’enfance, la violence paternelle héréditaire ("Le méchant"), la trahison ("Alexandre"), la timidité, les rêveurs et leur univers imaginaire, la méthode Coué il-en-faut-peu-pour-être-heureux ("Ouh ouh"). Ses titres sont souvent 2 fois le même mot ("Seum seum", "Fissa fissa", "Vroum vroum"…), mais n’allez pas croire qu’il fasse de la répétition son "cheval cheval" de bataille. En réalité c’est dosé bien comme il faut. Et pas une dose de cheval.
Son cheval à lui, c’est Athénor, cheval de l’apocalypse.
C’est pas spécialement de la mythologie, pourtant on a envie d’y croire.
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Les 11 chansons adoptent un format standard bien court, entre 2 minutes et 3 minutes 30 (4:06 tout de même pour "Fissa fissa", contredisant son titre).
En sus, 3 amusants petits intermèdes parlés (sur un fond sonore) viennent étoffer l’album, comme sur son précédent, Ceci n'est pas mon corps.
Plus précisément, un prélude et un postlude (qui se répondent) et un interlude, occasion de nous refourguer encore, comme à son accoutumée, une bonne série de « questions auxquelles il ne répond jamais » ("???") Ça régale !
Au final, on se trouve avec le paradoxe d’un album qui s’avale bien vite, pour cause d’arrangements intentionnellement ‘cheap’ et de thèmes facilement décelés – plusieurs chansons ayant en outre fait l’objet de singles préalables – tandis que la richesse des paroles renferme mille détails et références que l’on peut creuser et chercher à décoder si on veut. Le veut-on ? -
Fissa fissa
Seum seum
Soleil en vrai -
Alexandre
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La phrase
« La vie c’est facile c’est comme ouvrir un kiri » ("Fissa fissa")
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luiwww.oscarlesvacances.com (5 Visites)
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…Et maintenant, écoutez !
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Créé le31 octobre 2026


